Thème 1 – Préambule

LA VALORISATION DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL :
UNE EXIGENCE SOCIALE

Depuis le dernier congrès du SNUEP-FSU, le ministère a produit un certain nombre de discours politiques et acté de nouvelles mesures autour de et sur l’enseignement professionnel. Les 30 ans du baccalauréat professionnel ont d’ailleurs été l’occasion de convoquer la voie professionnelle dans les débats médiatiques. Cependant, les choix politiques engagés pour l’enseignement professionnel public sous statut scolaire n’ont pas marqué de ruptures avec les politiques éducatives précédentes. Le baccalauréat 3 ans et ses dispositifs (EGLS, AP, globalisation des horaires disciplinaires, volume des PFMP…) n’ont pas été remis en cause et n’ont toujours pas bénéficié d’un bilan global et objectif quand, dans le même temps, la promotion de l’apprentissage en dehors et au sein de l’Éducation nationale est plus que jamais encouragée et financée. De surcroît, la perte de 3340 postes depuis 2012, jamais compensée, et la baisse de 30 % de la taxe d’apprentissage entraînent des difficultés croissantes pour les personnels et constituent des obstacles à la réussite des élèves.
Dans ce contexte difficile, le SNUEP-FSU a régulièrement fourni des analyses et critiques précises à propos des mesures, des décrets et des arrêtés soumis aux appréciations et/ou aux votes des organisations syndicales. Il a aussi porté ses mandats et ses revendications dans l’ensemble des instances concernées et mené des campagnes contre différents dispositifs participant à dévaloriser encore plus l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.La détermination du SNUEP-FSU et sa volonté à rechercher le plus possible l’unité syndicale a permis de faire reculer le ministère sur quelques dossiers (généralisation des secondes professionnelles à orientation progressive, projet de brevet professionnel supérieur, individualisation du nombre de semaines des PFMP en terminale en fonction des profils d’élèves, école inclusive pour tou-tes, suivi de stage calqué sur le supérieur…) et d’obtenir quelques avancées (maintien des dispositifs Segpa et 3PEP, retour aux épreuves ponctuelles terminales pour des disciplines, suppression des CCF en seconde…). Ces quelques avancées apparaissent largement insuffisantes au regard des effets très prégnants qu’engendrent les pertes de moyens pour les établissements, les fusions de diplômes professionnels, ainsi que la concurrence déloyale et toujours plus dure de l’apprentissage, au détriment de la formation professionnelle sous statut scolaire.Le SNUEP-FSU réaffirme sa détermination pour le maintien de l’enseignement professionnel au sein de l’Éducation nationale et son objectif d’obtenir un allègement conséquent de la charge de travail des collègues tout en tendant vers plus d’équité entre les jeunes. C’est pourquoi nous réaffirmons notre volonté de rétablir un parcours de bac pro en 4 ans. La valorisation de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire est une exigence sociale.