Motion Outremers

Les outremers avec 2,75 millions d’habitant-es au vu de leurs spécificités culturelles, historiques, géographiques, linguistiques et de leur éloignement, présentent depuis trop longtemps des disparités et des retards structurels comparé à la métropole.
Malheureusement, ces singularités, qui rendent plus particulière leur gestion, n’ont jamais été prises en compte. Les gouvernements successifs n’ont parfois pas pris les mesures élémentaires.
Un constat des difficultés particulièrement marquées dans les DROM/COM s’impose :
– chômage endémique et de plus de 35 % en moyenne et jusqu’à 60 % chez les jeunes ;
– démographie galopante ;
– taux élevé d’élèves issu-es de catégories socio-professionnelles défavorisées ;
– difficultés de maîtrise de la langue pour les élèves en situation de diglossie, augmentation du nombre d’élèves allophones ;
– couverture quantitative et qualitative insuffisante des transports scolaires ;
– augmentation de la violence et des incivilités dans et aux abords des établissements ;
– recours massif à l’emploi précaire pour les personnels enseignants et d’encadrement ;
– manque d’infrastructures entraînant la non-scolarisation et la déscolarisation ;
– l’inexpérience et la méconnaissance des spécificités des territoires des personnes nommées aux commandes de ces académies.

Face à cette situation, le SNUEP-FSU exige :
– la construction d’établissements à la hauteur des besoins, pourvus de restaurants scolaires, internats, installations sportives et ateliers, équipés de matériels nécessaires à de bonnes conditions de travail et d’enseignement ;
– l’intégration de l’ensemble des LP dans les réseaux d’éducation prioritaire associée à la mise en place de tous les dispositifs nécessaires à la prise en charge des élèves en difficultés ;
– la mise en place de ramassage scolaire suffisant et adapté avec la scolarité des élèves ;
– la formation et l’accompagnement des personnels précaires pour les amener vers la titularisation ;
– la nomination, à la tête des académies et des vice-rectorats, de personnes et d’équipes dirigeantes qui soient à la hauteur des missions qui leurs sont confiées.

Le SNUEP-FSU apporte tout son soutien :
– aux nombreuses mobilisations qui se sont déroulées et qui se déroulent à Mayotte depuis plusieurs années. Les conditions de vie, de travail des personnels et de scolarisation des élèves doivent s’améliorer rapidement ;
– aux collègues et habitant-es de Guyane mobilisé-es pour dénoncer les conditions de vie exécrables du département. Depuis des années, le chômage et l’insécurité y atteignent un taux record. Les services publics sont plongés dans un état de délabrement honteux, en particulier ceux de l’éducation et de la santé.
La mobilisation est légitime et le gouvernement doit assumer rapidement toutes ses responsabilités pour apporter des réponses pérennes.